Le Burundi est aujourd’hui à l’aube d’un renouveau économique et politique, après une guerre civile qui a considérablement affaibli le pays, notamment en ressources humaines spécialisées dans différents domaines tels que celui de la santé. Il a dû ainsi faire face à l’épidémie du VIH, problème de santé publique majeur dont la région des Grands lacs a été un des foyers historiques d’émergence.
Les programmes nationaux successifs de lutte contre le SIDA élaborés par les autorités sanitaires locales, avec l’aide de la communauté internationale ont atteint des objectifs satisfaisants. Mais après une phase de croissance importante du nombre de patients traités, le Burundi, comme la majorité des pays d’Afrique sub Saharienne, entre dans une période difficile du fait des réductions des financements internationaux. Un des freins actuels à cet accès est donc outre la saturation des structures associatives et des centres de santé/hôpitaux publics un accès aux antirétroviraux et prestations associées qui vont devenir de plus en plus difficile du fait de cette pénurie financière. Cette situation préoccupante fait craindre à de nombreux experts une perte importante voire catastrophique des bénéfices épidémiologiques et de qualité des soins obtenus après plus de 30 ans d’efforts. Il est donc plus que jamais necessaire de proposer une formation de qualité aux professionnels de santé.